La guerre des butineurs ou browsers war serait-elle lancée?
Avec l’arrivée du web dit “2.0″, il semble qu’une nouvelle couche “indispensable” soit venue se greffer sur votre ordinateur, le navigateur.
Si on se souvient il y a quelques années, on nous vendait des PC, des Mac voire même pda avec un système d’exploitation et c’est tout. Lorsque l’on voulait installer un logiciel, on était obligé de se déplacer dans son magasin favori, y acheter une boite en carton avec un CDROM et un code de licence. Ces applications devenaient autonome sans besoin de réseau. Avec les débuts de l’internet, les navigateurs ont commencé à faire parler d’eux. Il était quasiment présenter comme une extension du système d’exploitation, c’est ainsi que Microsoft avait été plus ou moins accusé de vente forcée avec Windows.
Cet épisode avait été l’une des premières crises liée à l’industrie des navigateurs qui en était encore à ses balbutiements. Mais pourquoi avoir voulu decorrèler le système d’exploitation et le navigateur, cela ne paraissait pas forcément évident. D’ailleurs aujourd’hui encore, on peut constater que peu de personnes choisissent vraiment leur outil de navigation. Les fabricants d’ordinateur ont dissimulé l’ex vente forcée en proposant dans des packs avec le choix entre Firefox et Internet Explorer sur PC et Firefox et Safari sur Mac.
Effectivement cela donnait l’impression d’une certaine liberté mais c’était tout de même bien cacher la réalité du “marché” des navigateurs. Heureusement est arrivé un ensemble de nouveaux “gadgets” pouvant être reliés au Web : les téléphones, les smartphones, les consoles de jeu, les téléviseurs et même de réfrigérateurs… Cette multiplication des supports, tous munis de système d’exploitation divers et variés, nécessitait la mise en place d’outil pour voir un contenu commun sur Internet. Internet est devenu de fait la plateforme incluant le contenu. Ce contenu était déjà en ligne suivant plus ou moins tous un même standard le HTML4. D’autres systèmes ayant amené contenu et technologie en simultané auront été de grands échecs comme le WAP.
La standardisation aidant cela a donc permis l’essor de cette industrie transverse. Les organismes de standardisation sont nombreux : je citerai principalement le W3C ou l’IETF. Le navigateur est devenu une couche de présentation entre le système d’exploitation et l’application qu’il supporte désormais, un genre de niveau d’abstraction.
Les critères de choix sont nombreux : innovation, respects des standard, ergonomie, sécurité, rapidité, licence, communauté, personnalisation, partage entre matériels…
- L’innovation, le navigateur se doit de rester à la pointe de ce qu’il se fait de mieux, cela aura des impacts sur d’autres critères comme l’ergonomie ou la rapidité. Les sociétés qui développent les navigateurs peuvent le montrer en participant activement au groupe de standardisation;
- Le respects des standards, un test est en ligne l’”Acid3 Test“. Pour ma part (sur Macbook) c’est Opera Desktop 9.6 qui tient actuellement la corde avec 85% de respect devant Mozilla Firefox 3.0.3 avec 71%, d’autres suivent…;
- l’ergonomie, comme dit précédemment ; l’innovation peut être au cœur des avancés en terme d’ergonomie, Firefox 3.0.3 apporte beaucoup de fonctionnalités rapidement accessible comme la barre de liens personnelle, la recherche en direct. Internet Explorer 7.0 l’a d’ailleurs imité avec succès dans ce sens, Chrome faite de même et propose également un outil similaire à SpeedDial d’Opera;
- la sécurité est très importante, un navigateur plus soutenu par son créateur doit être évité, les failles ne seront pas corrigées… l’usage fréquent d’accès à des données confidentielles impose une attention particulière à ce critère. Aujourd’hui les principaux acteurs assurent une bonne sécurité, tous les problèmes sont listés par les CERT, il est indispensable d’avoir un abonnement à leur liste de diffusion et d’effectuer régulièrement les mises à jour;
- la rapidité, elle dépend du matériel où est installé le navigateur, un ancien graphe trouvé sur Internet montre quelques longueurs d’avance à Opera et Konqueror, le Webkit de Safari étant également parfois cité comme très rapide (et repris dans Chrome);
- la communauté ou l’écosystème, en gros ce qui vit avec et fait vivre les navigateurs, plus il y a d’utilisateurs ayant fait le choix d’un outil plutôt qu’un autre plus ceux-ci seront actifs à le défendre, l’améliorer, retourner les bugs aux développeurs … . Des statistiques donnent les parts d’utilisation, actuellement Internet Explorer et Firefox domine largement le marché ;
- la personnalisation, votre outil de travail n’est pas celui votre collègue de bureau ni celui de votre père ou de votre sœur, le navigateur doit permettre une customisation;
- enfin dans les critères que je citerai le partage entre matériels, il ne peut pas à priori dépendre d’une des machines chez l’utilisateur, son besoin provient de l’utilisation de machines différentes et de leur synchronisation (signets d’URL par exemple), le stockage permettant cette synchronisation ne peut être opéré que dans les “nuages”, Apple fait cela avec MobileMe(payant), Microsoft le simule avec Live, Opera propose “my.opera“.
Il y a certainement d’autres critères, n’hésitez pas à commenter. Alors maintenant choisissons…
9 octobre 2008 | Defaut.
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